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Ateliers Fanzines

Depuis 2014, Seitoung propose l’animation d’ateliers fanzines tous publics.

-2014-2017 : Fanzine Daedalus à Saint-Malo (35), en partenariat avec la Grande Passerelle et la Nouvelle Vague.
-2018 : Bibliothèque municipale de Grand-Champ (56)
-2018 : Lycée Duguesclin à Auray (56)

Fanzines produits lors des ateliers d’Auray et de Grand-Champ (2018)

Détournement de la peinture de Pieter Coeck Van Aelst, l’une des plus célèbres de la peinture flamande du XVIe siècle en mode post-art brut singulier

Plunderart

Manifeste n°3 des « 52 manifestes pour un art rebelle 100% DIY » par Seitoung (2017)

Le plunderart est un mouvement artistique reposant sur le détournement permanent et multiforme des codes et traditions populaires. Transposition plastique de la théorie musicale de John Oswald (plunderphonics), le plunderart chante l’amour du danger, exalte le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas de gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing… Le plunderart déclame la femme qui tient le volant… Il admire sans sourciller la mort au tournant… Il veut glorifier la guerre des petits chefs, – seule hygiène du monde… Le plunderart veut barbouiller les musées, déranger les bibliothèques, combattre l’immoralité de l’art bourgeois. Le plunderart est lâche, opportuniste et utilitariste. Avec le plunderart, les musées seront à ciel ouvert, les œuvres conçues et gravées dans les rues. Le plunderart est pluriel mais ne reconnait qu’une seule signature, celle du leader suprême. Le plunderart est vindicatif, il ne s’exprime que par déclamation péremptoire de slogans abscons. Le plunderart est le joyau central de l’Internationale Seitoungiste.

Variations connues :
Plunderart sloganiste : détournement de préceptes préexistants ré-exprimés en version slogan (voir sloganisme). Exemples : « Abolition du travail alité ! » (Seitoung, 2017), « Réalisation de la pilosité ! » (71monkey, 2017)

Seitoung, « La Cène pop », 2017. 31*31 cm. Posca sur papier. Détournement de la peinture de Pieter Coeck Van Aelst, l’une des plus célèbres de la peinture flamande du XVIe siècle en mode post-art brut singulier

71monkey « Réalisation de la pilosité », poster. Détournement d’un slogan situationniste (Guy Debord).

 

Filiations impérialistes : Internationale situationniste, futurisme, Dada.

Sismotrain 2

Sismo-art

Le sismo-art est une forme d’art qui s’intéresse à l’agitation de corps humains placés dans un véhicule en mouvement : train, bus, voiture, métro, funiculaire, avion, vélo, etc. Le sismotion est sa principale forme plastique.

Il se décompose en différentes modalités : le sismotrain qui rassemble des enregistrements sismographiques des mouvements des corps sur des voies ferrées (train, métro, funiculaire) et qui représente la forme la plus brute de l’art ferroviaire ; le sismobus (bus, autocar) et le sismoplane (avion). Art cinétique par excellence, le sismo-art cherche à capturer l’ébranlement incontrôlé des vecteurs corporels. Toutefois, les sismotions ne sont pas des représentations objectives et fidèles des vibrations corporelles issues des topographies terrestres : ce sont des enregistrements filtrés et déformés par les deux vecteurs traversés par les vibrations que sont le véhicule et le corps de l’artiste. Entre TGV et TER, par exemple, les vibrations ne sont pas les mêmes et le paysage cinétique couché sur la feuille de papier diffère pour un même espace. L’artiste lui-même filtre le mouvement : le bras suspendu dans le vide, la tension qui fixe le bras comme le pendule du sismographe rend l’exercice douloureux avec le temps qui passe et des tremblements, issus de l’acide lactique qui s’accumulent dans les muscles du bras, viennent s’ajouter aux oscillations ferroviaires. Les sismotions sont des représentations qui interrogent sur l’inscription cinétique dans les corps des paysages traversés à bord d’un véhicule en mouvement.

Zinewall, Rouen, Le 106, 400 x 300 cm

Bricolage Radical – Exposition / Exhibition

« Bricolage Radical » est un concept d’exposition/installation autour des fanzines do-it-yourself. Il se décline en exposition sous vitrines, affichage sur les murs, composition (zinewall) et base de données pour téléchargement de fanzines au format PDF.

L’exposition explore l’univers de l’autoproduction éditoriale depuis le magazine de fans (fanzine sensu sricto) jusqu’aux artzines (fanzines d’artistes), en passant par les zines politiques, communautaires, affinitaires… Puisant dans une collection privée de plus de 1500 fanzines, des années 1960 à aujourd’hui, le parcours met en lumière autant la créativité foisonnante des fans que la permanence temporelle ou l’ubiquité géographique de certains codes esthétiques, hérités des avant-gardes artistiques des années 1910 et 1920 puis recyclées, détournées, réinterprétées par diverses subcultures tels les mouvements punks des années 1970-80.

Auteur: Seitoung
Format: variable. Adapté aux lieux et au territoire. Exposition sous vitrines ou sur présentoirs. Affichage mural : 10 à 666 m².
Références: FRAC PACA Marseille (2016), Médiathèque La Grande Passerelle Saint-Malo (2017), Festival du Printemps de Bourges (2017), Festival L’Armor à Sons Bobital (2017), Salle de Musiques actuelles Le 106 Rouen (2017), Salle de Musiques Actuelles L’Echonova Saint-Avé (2018), La Villa Grégam Grandchamp (2018).
Années: depuis 2016